UN SECTEUR MINIER SOUS TENSION
A ce jour, le domaine de l’exploitation et du trafic d’or suscite de nombreuses inquiétudes. Des organisations de la société civile et des acteurs locaux alertent sur des conditions de travail précaires dans les sites miniers artisanaux où de nombreux décès sont régulièrement signalés.
Parallèlement, des accusations de mauvaise gouvernance et de détournement de ressources pointent du doigt certains circuits opaques qui profiteraient à des réseaux au détriment du Trésor public.
Pour les populations, l’urgence est de protéger les biens de l’État et de mieux encadrer le secteur afin que les richesses du sous-sol profitent réellement aux Camerounais.
L’ATTENTE D’UNE NOMINATION FORTE
L’arrivée du Chef de l’État est perçue par beaucoup comme un moment décisif.
L’enjeu : la nomination d’un ministre qualifié, rigoureux et déterminé à la tête du département des Mines, capable d’assainir la filière, de sécuriser les sites et de garantir la transparence dans la gestion des ressources.
« Il est temps de mettre fin à ce paradoxe. Le Cameroun a des ressources immenses, mais ce sont les Camerounais qui doivent en bénéficier en premier », confie un observateur du secteur.
VERS UNE REDEVABILITÉ ACCRUE
La balle est désormais dans le camp du gouvernement. Les attentes portent sur :
1. La sécurisation des sites miniers pour protéger la vie des travailleurs
2. La traçabilité de l’or pour lutter contre le trafic illicite
3. Une gestion rigoureuse des revenus miniers au service du développement
Le retour du Président ouvre une fenêtre pour des décisions fortes. Pour les citoyens, l’espoir est que ce nouveau souffle permette de penser d’abord au Camerounais et de faire du secteur minier un véritable levier pour l’économie nationale.
Elie Baho