JEAN-CHRISTIAN TENE : L’INCARNATION DU MADE IN CAMEROON

De la pauvreté extrême à l’innovation  Originaire de Bafang, Penka-Michel dans la région de l’Ouest Cameroun, Jean-Christian Tene n’est pas né avec une cuillère d’argent. Fils d’un catéchiste qui devait nourrir 12 enfants avec 30 000 FCFA, il a connu l’extrême pauvreté.

 

À 5 ans, il vendait déjà des arachides au quartier, les pieds dans la poussière. C’est cette enfance rude qui a forgé sa philosophie qu’il répète à la jeunesse : « Si vous voulez, vous pouvez. Il faut travailler, et ne jamais oublier de rendre service pour rien, sans rien attendre. »

 

Le génie qui transforme le Bitter Kola en or

 

Aujourd’hui Directeur Général de l’entreprise Saveurs des Vins, Jean-Christian Tene a réalisé ce que beaucoup pensaient impossible : transformer le petit cola, le bitter cola que nos grands-parents consommaient, et beaucoup d’autres produits comme des jus naturels en une gamme de produits thérapeutiques et agroalimentaires à haute valeur ajoutée.

 

Vins, thés, compléments alimentaires, produits de santé… Il a industrialisé notre pharmacopée traditionnelle. Là où les autres voyaient une noix amère, lui a vu une usine, des emplois pour les jeunes et une alternative aux produits importés.

 

Son secret ? L’observation et le travail acharné. Il défend l’idée que le meilleur apprentissage se fait en marchant derrière les aînés, en écoutant la sagesse de nos terres.

Plus qu’un entrepreneur, un modèle

Il n’importe pas, il transforme. Il ne copie pas, il crée. Il n’attend pas l’aide de l’extérieur, il puise la solution dans nos forêts.

 

Dans un Cameroun qui cherche sa voie économique, Jean-Christian Tene est la preuve que le Made in Cameroon n’est pas un slogan. C’est une réalité qui soigne, qui nourrit et qui crée de la richesse.

Related posts

MIFI : L’HONORABLE TSINGANG FLOBERT S’ENGAGE AUX CÔTÉS DE LA JEUNESSE 

Cameroun : la nécessaire impopularité des prochains dirigeants Par Louis Marie Kakdeu

Cameroun : Un pays qui roule sur des « tas de ferraille » au lieu de saisir l’opportunité des voitures chinoises. Par Louis Marie Kakdeu