FILMER AU LIEU DE SECOURIR : UNE PRATIQUE QUI HANTE LE CAMEROUN

Me MADIE EMELIE CLAIRE

OMISSION DE PORTER SECOURS CE QUE DIT LA LOI

Selon cet article « Est puni d’un emprisonnement de 1 mois à 3 ans et d’une amende de 20 000 à 1 000 000 de francs CFA, ou de l’une de ces deux peines seulement, celui qui s’abstient de porter à une personne en péril de mort ou de blessures graves l’assistance que, sans risque pour lui ni pour les tiers, il pouvait lui prêter. »_

 

Pour que l’infraction soit retenue, 3 conditions doivent être réunies :

  1. La situation de péril : La victime doit être exposée à un danger grave, péril de mort ou blessures graves.
  2. L’absence de risque : Celui qui assiste ne doit courir aucun danger personnel ni faire courir de risque à des tiers.
  3. L’abstention volontaire : La personne choisit sciemment de ne pas intervenir, soit directement, soit en alertant les autorités ou les services de secours.

 

UN FLÉAU QUI PREND DE L’AMPLEUR

 

Me MADIE dénonce un comportement qui prend le pas au Cameroun filmer la scène au lieu de prêter secours

poussés par le « buzz » et la volonté de publier sur les réseaux sociaux, beaucoup de citoyens deviennent spectateurs alors qu’ils pourraient sauver des vies.

 

Il est temps de trouver des solutions adaptées pour la protection des citoyens dans notre pays, martèle-t-elle.

 

UN APPEL À L’ACTION

 

Interpelle directement : La Ministre de la Promotion de la femme et de la Famille,l’opinion publique, les pouvoirs publics, la Chambre Nationale des Experts Criminels du Cameroun.

 

Pour Me MADIE EMELIE CLAIRE, il faut des campagnes de sensibilisation massives et une application stricte de la loi pour inverser cette tendance qui va de mal en pire.

 

Le message est clair filmer n’est pas secourir. La loi protège ceux qui agissent et sanctionne ceux qui s’abstiennent.

 

Par Herve Yemdji