ATELIER DE FORMATION DES ACTEURS DE L’ÉTAT CIVIL À ESEKA : ALEXANDRE MARIE YOMO SUPERVISE LA DIGITALISATION

Objectif : former les Secrétaires Généraux des communes, Secrétaires d’État Civil et Chefs de Service d’état civil de la Région du Centre sur la collecte et la remontée des données statistiques.

L’ÉTAT CIVIL : UN OUTIL DE GOUVERNANCE, PAS SEULEMENT DES ACTES

Dans son discours d’ouverture, le DG du BUNEC a été clair : sans statistiques d’état civil, pas de développement.

« L’importance des statistiques d’état civil pour une commune, un département, une région et un pays n’est plus à démontrer. L’état civil constitue une source de données sociodémographiques irremplaçable. »

Le DG a rappelé les trois rôles majeurs des statistiques d’état civil :

Rôle socio-économique déterminer les besoins en logement, santé, éducation, emploi et élaborer les politiques publiques, rôle politique et sécuritaire, permettre le découpage administratif et la sécurisation de la population, rôle socio-anthropologique, prendre en compte les besoins des minorités et des personnes vulnérables.

« Sans les statistiques d’état civil, il est très difficile pour une commune de connaître la taille et la composition de sa population à travers les indicateurs de natalité, de nuptialité et de mortalité », a insisté Alexandre Marie YOMO.

Photo de famille à Eseka

LA RÉGION DU CENTRE À LA TRAÎNE, ESEKA DOIT SE RESSAISIR

Le constat est alarmant. Depuis 2023, le BUNEC a mis sur pied un système innovant de collecte. Si des régions comme l’Extrême-Nord, le Sud-Ouest, le Littoral, l’Adamaoua et le Nord adhèrent, la Région du Centre tarde.

À ce jour, seulement 26,05% des centres d’état civil du Centre transmettent leurs données*. Dans le Nyong-et-Kellé, ce taux tombe à 11,04%.

Le DG a donné les chiffres au 02 septembre 2026 pour les communes présentes :

Eseka : 16,07% – Makak : 14,3% – Matomb : 00% – Bondjock : 27,7% – Biyouha : 00% – Dibang : 37,5% – Messondo : 10% – Ngog Mapubi : 25% – Nguibassal : 00%*

« Comment pouvons-nous développer nos communes lorsque nous ne mettons pas à la disposition des décideurs les informations clés de prise de décision ? », a interrogé le DG.

Il a rappelé que la Loi N° 2024/016 du 23 décembre 2024 fait désormais de la collecte des données une obligation : selon l’article 102, les centres d’état civil doivent collecter et transmettre périodiquement les données au BUNEC.

ESEKA ENTRE DANS LA DIGITALISATION

Pour Eseka, cet atelier marque un tournant. Les agents se forment à la digitalisation. Fini les registres poussiéreux, place aux données fiables pour planifier les écoles, les centres de santé, l’eau et l’électricité.

Le Directeur Général a exhorté les formateurs du BUNEC à axer la formation sur la pratique pour lever les difficultés de terrain, et a invité les participants à une participation assidue et engagée.

Objectif final : améliorer les performances pour un meilleur développement local.

Grâce au BUNEC et à l’UNICEF, Eseka prend le virage numérique de l’état civil.

Herve Yemdji

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