AFFAIRE HACIG – La Préfecture de Mfou tranche

Au-delà du retrait du récépissé rectificatif précédemment délivré à Monsieur Abesso Zambo Edgard, lequel, n’était pas requis au regard de la loi n°90/053 du 19 décembre 1990 relative à la liberté d’association, les différentes réunions de concertation organisées à la Préfecture de Mfou ont permis d’examiner les éléments administratifs produits par les parties concernées.

Ses séances ont notamment mis en évidence la capacité du Haut-Commissaire Général actuel, le Général Jimmy Billy Fokum, à démontrer, au moyen de documents administratifs authentiques, la continuité des activités de l’institution depuis son élection en 2022.

Trois principaux acteurs devant l’administration

Les différentes séances de travail convoquées par les autorités préfectorales concernaient principalement trois personnalités :

• le Général Jimmy Billy Fokum, Haut-Commissaire Général en exercice du HACIG, qui s’est présenté personnellement à chacune des réunions avec l’ensemble des pièces justificatives relatives aux activités du HACIG depuis 2022 jusqu’à ce jour ;

• Monsieur Abesso Zambo Edgard, ancien Haut-Commissaire Général, qui, selon le HACIG, ne s’est pas présenté personnellement aux séances de travail malgré les convocations et les instructions du Préfet exigeant la présence effective de chacune des parties concernées ;

• Monsieur Choungwi Paul en fuite et auteur de la délocalisation frauduleuse de siège du HACIG de Mfou a Baham aujourd’hui rétabli l’autorité administrative, ancien Délégué Régional du HACIG pour la Région de l’Ouest, également concerné par les échanges administratifs.

Les autorités administratives avaient demandé à chacune des parties de produire les procès-verbaux, décisions, résolutions et autres pièces administratives permettant d’établir la régularité de leur qualité ainsi que de leurs activités respectives.

Au cours des différentes réunions, le Général Jimmy Billy Fokum a présenté l’ensemble des procès-verbaux, rapports d’activités, décisions internes, correspondances administratives et autres documents demandés par la Préfecture. Ces pièces avaient pour objectif d’établir la continuité des activités du Haut-Commissariat d’Intervention Générale, la régularité de ses missions sur le terrain ainsi que la coopération entretenue avec les administrations publiques et les partenaires nationaux et internationaux.

Les autres parties n’auraient pas été en mesure de produire l’ensemble des documents justificatifs sollicités, notamment les procès-verbaux et autres actes permettant d’établir la régularité de certaines prétentions relatives à la direction de l’organisation.

Au cours des échanges, le Préfet aurait relevé que Monsieur Abesso Zambo Edgard n’avait pas satisfait aux exigences formulées par l’administration et qu’aucune des pièces justificatives demandées n’avait été produite par ce dernier.

Le Général Jimmy Billy Fokum aurait été le seul participant à présenter l’ensemble des documents administratifs, procès-verbaux et archives sollicités afin d’authentifier la continuité de ses activités et de sa gestion du Haut-Commissariat. Ces éléments auraient constitué une partie importante de l’analyse administrative ayant conduit à la décision préfectorale.

L’arrêté préfectoral : un tournant administratif

Quelques jours plus tard, le Préfet de la Mefou-et-Afamba signait l’Arrêté préfectoral n°000298/AP/J05/SAAJP rapportant le récépissé rectificatif précédemment délivré à Monsieur Abesso Zambo Edgard. Cette décision administrative vient consacrer les irrégularités qui avaient été dénoncées depuis plusieurs années auprès des autorités compétentes par le Général Jimmy Billy Fokum.

Le retrait de ce récépissé met ainsi fin au fondement administratif sur lequel reposaient certaines revendications concurrentes.

Depuis son élection lors de l’Assemblée Générale de 2022 tenue à Bafoussam, le Général Jimmy Billy Fokum affirme avoir privilégié une gouvernance fondée sur la transparence administrative, la conservation des archives, la production régulière de rapports d’activités et le strict respect des statuts ainsi que des textes régissant le HACIG.

Le Haut-Commissariat souligne que les nombreuses missions conduites sur l’ensemble du territoire national, les campagnes de sensibilisation, les actions humanitaires ainsi que les partenariats institutionnels développés au fil des années témoignent de la continuité effective de son fonctionnement.

Le respect de l’État de droit

Pour le Haut-Commissariat d’Intervention Générale, cette affaire rappelle que la légitimité d’une organisation ne peut reposer sur de simples déclarations, mais doit être démontrée par des actes concrets, des procès-verbaux régulièrement établis, des archives vérifiables et le respect des dispositions légales régissant les associations.

Le HACIG réaffirme sa confiance dans les institutions de la République, dans les autorités administratives ainsi que dans la justice camerounaise. À ses yeux, les documents administratifs constituent les preuves les plus objectives de la régularité de son fonctionnement. La transparence, la légalité et le respect des institutions demeurent les fondements essentiels de son engagement au service de la République et des populations camerounaises.

La rédaction

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